Ode à Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil.
Las! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las! las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
- Pierre Ronsard
Thinking about this (translations) today and Herrick’s rosebuds, and Marvell’s winged chariot of time. Stupid philosophy, nice poems. Or maybe I’ve been doing too much financial planning lately.
Marvell’s “To his Coy Mistress” is a classic. In spring of 2005, Poetry Daily featured Ann Lauinger’s “Marvell Noir,” which turns the “Coy Mistress” around. http://www.cstone.net/~poems/marvelau.htm
That’s hilarious! Thanks for sharing. Nic